La Génération verte s’expose

Plus qu’une exposition photo, la série d’images que présentait Génération Durable sur les murs du Boulevard des potes, était davantage le témoignage d’une expérience. Un chantier animé autour de l’Oued Khoumane au Maroc pendant l’été 2016 qu’ils ne sont pas prêts d’oublier.

Un projet mené par une poignée de jeunes de moins de 25 ans, tous pétris d’une même conscience pour l’environnement et le développement durable. Certains sont en service civique, d’autres ont pris sur leur temps libre. Comme Maxime Robert attaché de communication au TNBA ou Valerian Beylot, artisan charpentier à son compte. 

Leur projet ? Redonner vie à l’Oued Khoumane au Maroc. 

L’Oued Khoumane est cette mince rivière qui relie la ville sainte de Moulay Idriss à Volubilis, le site archéologique classé par l’UNESCO. Pendant un an, ils se retrouvent dans les locaux de Cool’eur du monde à Bassens, et mûrissent leur idée au sein de cette association qui a l’habitude de monter des chantiers de coopération internationale auprès des jeunes. L’été suivant, en juillet 2016, financés en partie par le programme Erasmus+, ces dix jeunes français s’envolent pour le Maroc. Là, ils retrouvent 10 alter ego : 10 jeunes marocains de l’association Ifker, portés eux aussi par la même envie de sensibiliser à l’environnement. « l’Oued Khoumane est très pollué par les rejets d’usines qui fabriquent l’huile d’olive. Utilisé comme une vaste décharge, il s’assèche aussi à vue d’œil, bien que dans les anciens termes, on a vu des familles s’y baigner » raconte Valerian Beylot. Moulay Idriss, autrefois haut lieu de pèlerinage, est aussi de plus en plus délaissée par les voyageurs qui contournent cette étape.

Moulay Idriss, une étape de plus en plus contournée

« Au départ, on a sondé les habitants de Moulay Idriss sur les usages qu’ils avaient de cette rivière et sur ce qu’elle pouvait représenter pour eux», poursuit Maxime Robert. «On a imaginé ensuite toutes sortes d’initiatives pour sensibiliser les habitants. Outre le ramassage d’ordure, nous avons installé des panneaux le long de l’Oued invitant à être respectueux du site et animé des ateliers auprès des enfants». À l’avenir, leur rêve serait de pérenniser cette expérience en recevant ici en France, le groupe de jeunes marocains. 

Quitterie Bernard

article paru dans Sud Ouest le 21 février 2017


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